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22.05.24

Parole donnée – Rencontre avec Elodie Antoine

 

Un mercredi par mois, alternativement au CCN et au Delta, Parole donnée vous convie à venir écouter une ou un artiste parler de son travail, de la genèse de celui-ci, des différents temps de son évolution, de ses hésitations. Au fil des images ou vidéos projetées de ses œuvres, il.elle partage avec vous son expérience d’artiste.

Le mercredi 22 mai, nous vous invitons à venir découvrir le travail d’Elodie Antoine (1978).

Elodie Antoine est née en Belgique en 1978.

Diplômée de l’ENSAV (La Cambre), elle nous livre un travail très personnel créant une identité visuelle atypique. Elodie maîtrise plusieurs savoir-faire ancestraux qui participent à des traditions collectives : la broderie, le feutre, la dentelle aux fuseaux mais aussi le verre, le moulage du ciment, le travail du cheveu humain, etc. Si d’abord sa production semble éclectique, un fil rouge s’y tisse en deux orientations majeures : l’utilisation de techniques dites traditionnelles et la contradiction intrinsèque de l’objet. L’ambivalence du propos est omniprésente : le premier regard suggère le consensualisme, voire même la docilité.

Mais ce qui met l’artiste en mouvement c’est le dissimulé, l’intime, le fardé qui occulte l’abrupte vérité, les inadéquations sociales, les envies inavouées. Le ça et le surmoi avancent masqués. Sous la fragilité apparente, Elodie Antoine contrôle le processus créatif de bout en bout, de manière obsessionnelle. Utilisant des matériaux souvent associés à la femme, elle brouille les pistes de la dominance mâle et casse les stéréotypes de genre avec humour. L’identité corporelle est elle aussi un sujet qui taraude l’artiste. Sublimée, magnifiée, détournée ou moquée, la chair se retourne, les os et les dents se feutrent, le corps souffre. La douceur des textures et des couleurs fait place à une prolifération inquiétante, une colonisation déguisée, une invasion mortifère. Une deuxième création opère. Le travail est organique et sensuel. Elodie Antoine crée de ses mains, sort la matière de son inertie, malaxe, tisse, perce, moule. Le familier se morphe en étrange(r). Ce que l’on croyait connaître se dérobe. Les limites du quotidien sont transgressées pour nous plonger dans l’inconfort. La création est instinctive. Elodie Antoine vit et travaille à Bruxelles.

Extrait du texte de Garlone Egels

Images : Élodie Antoine, feutre , 2009 ; Grand grillage affaissé, 2014.

Une proposition du Delta et du CCN (Centre culturel de Namur).

Réserver

Salle

Médiator

Horaire

20h00

Tarif

gratuit

Durée

1h30

Public

Adultes, Étudiant.e.s

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